Outil gratuit

Sais-tu quelles IA tournent déjà dans ton entreprise ?

Le tableau à remplir pour lister toutes les intelligences artificielles réellement utilisées chez toi, y compris celles que personne n'a déclarées. Sept colonnes, cinq endroits où chercher, une heure de travail.

Dirigeants1 heureExport CSV

Remplis ton tableau ici

Tu le fais seul au premier passage. Tu le confrontes ensuite à deux personnes qui utilisent les outils au quotidien. L'ordre des colonnes va du plus facile à remplir au plus utile.

Ce que veut dire chaque colonne

  • OutilLe nom commercial, celui qui apparaît sur la facture ou dans le navigateur.
  • ÉditeurQui le vend. Utile plus tard : c'est à lui que tu poseras les questions.
  • Qui l'utiliseUn service, pas « tout le monde ». Si tu écris « tout le monde », tu n'as pas cherché.
  • Ce qu'il produit ou décideUn verbe. Rédige, classe, note, résume, répond, prédit.
  • Ce qui entre dedansLes données qu'on lui donne. Nom de client, CV, contrat, fichier compta, rien de tout ça.
  • Décide-t-il sur une personneOui ou non. C'est la seule colonne qui compte vraiment pour la suite.
  • StatutValidé, toléré, ou découvert pendant l'inventaire.

Un outil qui rédige une légende de post et un outil qui classe des candidatures ne sont pas au même endroit du règlement, même s'ils viennent du même éditeur.

Un inventaire utile, en une heure
Ce qu'on cherchePas les outils que tu as validés, ceux que personne n'a déclarés.
La colonne qui trieDécide-t-il sur une personne : oui ou non. Tout le reste en découle.
Où ça se cachePrélèvements récurrents, fonctions activées par défaut, extensions, prestataires.
Ce qu'on en faitDocumenter, superviser, informer la personne concernée.
Le rythmeUne relecture tous les six mois : le tableau bouge sans toi.
Ce que ce n'est pasUn registre au sens du règlement européen.

Où chercher, dans cet ordre

La liste des outils que tu as validés ne sert à rien : tu la connais déjà. Ce que tu cherches, c'est le reste.

  1. Tes abonnements bancaires des six derniers mois. Filtre les prélèvements récurrents en dessous de trente euros. C'est là que vivent les comptes ouverts par une personne seule.
  2. Les fonctions IA activées dans les logiciels que tu paies déjà. Ton CRM, ta messagerie, ta suite bureautique, ton outil de support. La plupart ont activé une brique IA par défaut lors d'une mise à jour, sans que personne l'ait demandée.
  3. Les extensions de navigateur sur les postes de travail. Deux minutes par poste.
  4. Les comptes gratuits utilisés avec une adresse personnelle. Personne ne te les dira spontanément. Pose la question autrement : « qu'est-ce qui te fait gagner du temps en ce moment ». Les gens répondent à celle-là.
  5. Les outils arrivés par un prestataire. Ton agence, ton cabinet comptable, ton développeur. Ils utilisent de l'IA sur tes données, et ça n'apparaît nulle part chez toi.

Les quatre erreurs qui rendent le tableau inutile

Ne lister que ce qui s'appelle IA
Le mot n'apparaît ni sur les factures ni dans les menus. Cherche des fonctions : suggestion, résumé automatique, score, priorisation, réponse suggérée.
Demander par email au lieu de regarder
Un formulaire envoyé aux équipes remonte les outils officiels et rate exactement ceux que tu cherches. Regarde d'abord, demande ensuite.
Classer par niveau de risque dès le premier passage
Tu vas bloquer sur des cas limites et abandonner. Premier passage : tu listes. Deuxième passage : tu tries.
Traiter la ligne « découvert » comme une faute
Si remplir ce tableau met quelqu'un en difficulté, le suivant ne te dira rien. Une ligne découverte est un résultat, pas un incident.

Ce que tu fais du tableau une fois rempli

Regarde uniquement les lignes où la colonne « décide sur une personne » dit oui. Ce sont celles qui demanderont du travail : documentation, test des biais, supervision humaine, information de la personne concernée. L'échéance européenne pour ces systèmes est le 2 décembre 2027.

Pour toutes les autres lignes, il te reste deux choses simples : dire à tes utilisateurs quand ils parlent à une machine, et former les gens qui se servent de ces outils.

Relis le tableau tous les six mois. Entre deux relectures, il bouge tout seul : les éditeurs activent des fonctions sans te prévenir.

La limite à connaître Ce tableau n'est pas un registre au sens du règlement européen. Aucun article n'impose ce format ni ce document. C'est un outil de travail : il te permet de savoir ce que tu as avant de décider quoi faire. Les obligations formelles, quand elles s'appliquent, portent sur les systèmes eux-mêmes, pas sur ta feuille de calcul. Il ne remplace pas non plus l'avis de ton conseil juridique sur ta situation particulière.