Outil gratuit

Tu ne perds pas tes affaires sur le prix. Tu les perds sur le délai.

La proposition part quatre jours trop tard, la relance n'est jamais faite, et l'offre n'a jamais été relue par quelqu'un qui cherchait vraiment la faille. Ces trois moments se préparent une fois pour toutes.

DirigeantsEntre professionnelsExport CSV
Périmètre de cet outil Il suppose un cadre professionnel, d'entreprise à entreprise. Il ne sert pas à démarcher des particuliers. Les deux premières sections se remplissent une fois et servent ensuite à chaque proposition : sans elles, le reste ne fonctionne pas.

Ton inventaire de prestations

Une ligne par prestation que tu factures réellement, pas par prestation que tu aimerais vendre. Remplis-le à partir de tes cinq dernières affaires signées, pas de mémoire. Une heure, une seule fois, à réviser deux fois par an.

  • Ce qui n'est pas inclusLa colonne qui évite les litiges. Écris-y ce que tu as déjà fait gratuitement en te disant que ce serait la dernière fois : les modifications au-delà de deux allers-retours, le déplacement supplémentaire, la reprise après changement d'avis du client.
  • Le nom courtEmploie le mot du client, pas le tien. Une proposition dont les intitulés ne ressemblent pas à la demande oblige le client à faire la traduction, et il ne la fait pas.
  • Les conditions particulièresLe minimum de commande et la majoration d'urgence se décident à froid, une fois. Décidés au moment de la proposition, ils ne sont jamais appliqués.

Ce tableau fige tes valeurs. Il ne remplace pas le jugement sur un chantier atypique, et il ne dit pas s'il faut ajuster ton niveau.

Ton bloc conditions et délais

Un pavé réutilisable, collé tel quel en bas de chaque proposition. Garde-le dans un fichier à part et colle-le. Ne le réécris jamais au cas par cas, c'est comme ça qu'une clause disparaît.

La limite Ces conditions n'ont de valeur que si le client les a acceptées par écrit. Un document envoyé et jamais retourné signé ne protège de rien.

Générer la proposition depuis une demande en trois phrases

Tu rédiges une proposition commerciale pour mon entreprise, en
conservant ma façon d'écrire.
Voici trois de mes propositions précédentes, pour le ton et le
vocabulaire : [COLLER TROIS EXTRAITS]
Voici mon inventaire de prestations avec ce qui est inclus :
[COLLER LE TABLEAU CI-DESSUS]
Voici mon bloc conditions et délais : [COLLER LE BLOC]

La demande du client, telle qu'elle m'est parvenue :
[TROIS PHRASES : ce qu'il veut, pour quand, dans quel contexte]

Produis la proposition.
Règles :
- N'utilise que des prestations présentes dans mon inventaire, aux
  valeurs de l'inventaire. Ne crée aucune ligne nouvelle et ne remise
  rien.
- Reprends les mots du client dans les intitulés quand ils
  correspondent à une prestation de l'inventaire.
- Si la demande est trop imprécise pour choisir une prestation ou une
  quantité, ne devine pas : liste la question à poser au client, dans
  une section « à confirmer avant envoi ».
- Calcule les totaux, mais signale-les comme à vérifier par moi.
Format : en-tête, tableau des postes, sous-total, bloc conditions, puis
la section « à confirmer avant envoi ».

Envoie le jour de la demande, même incomplet, avec la mention des points à confirmer. Une proposition rapide et partielle bat une proposition parfaite qui part le vendredi suivant.

La limite, et elle est sérieuse Les totaux calculés dans un assistant conversationnel ne sont pas fiables et l'erreur ne se voit pas. Recalcule chaque ligne et le total avant envoi, sans exception. Le ton, lui, sera juste si tu as fourni de vrais extraits, pas une description de ton style.
Trois moments qui font perdre l'affaire
Le délai d'envoiEnvoyer le jour même, même incomplet, bat une offre parfaite le vendredi.
L'inventaireRempli une fois à partir de tes cinq dernières affaires signées, pas de mémoire.
Le bloc conditionsCollé tel quel. Réécrit au cas par cas, une clause finit par disparaître.
Deux relancesSept jours, puis sept jours. La troisième ne rapporte rien.
La relecture hostileTrois postures. On corrige ce qui remonte dans au moins deux lectures.
Le contrôle non négociableRecalculer chaque ligne et le total. L'erreur ne se voit pas.

Les trois relances

Première relance sept jours après l'envoi, sauf si le client a annoncé une date de décision : dans ce cas, la veille de cette date. Deuxième relance sept jours après. Puis tu arrêtes. La troisième ne rapporte rien et abîme la relation.

Aucune des trois ne mentionne le message précédent. Rappeler qu'on a déjà écrit met l'autre en faute et appelle une excuse, pas une réponse.

Relance 1 - la précision technique

Tu reviens avec un point précis de la proposition, pas avec la proposition. Choisis le poste le plus susceptible d'avoir soulevé une question.

Objet : [POSTE CONCERNÉ] de la proposition [RÉFÉRENCE]

Bonjour [PRÉNOM],
Sur le poste [POSTE], je précise un point qui revient souvent : [PRÉCISION UTILE, UNE PHRASE].
Est-ce que cette option correspond à ce que vous aviez en tête, ou faut-il que je chiffre l'autre configuration ?

Relance 2 - l'échéance qui approche

À utiliser quand une date réelle existe. Une date inventée se voit et se paie.

Objet : [RÉFÉRENCE] - planning

Bonjour [PRÉNOM],
Pour tenir [ÉCHÉANCE RÉELLE DU CLIENT], je dois lancer [ÉTAPE] avant le [DATE].
Est-ce que je bloque le créneau, ou est-ce que le sujet est reporté ?

Relance 3 - le cas comparable

À utiliser quand tu as réellement fait un chantier proche, et seulement avec l'accord du client concerné si tu le nommes.

Objet : un cas proche du vôtre

Bonjour [PRÉNOM],
Nous venons de terminer [SITUATION COMPARABLE, SANS NOM SI TU N'AS PAS L'ACCORD]. Le point qui a fait la différence : [UN ENSEIGNEMENT CONCRET].
Si c'est utile pour votre arbitrage, je vous montre le résultat en dix minutes.

Mets une seule alerte dans ton agenda le jour de l'envoi, à sept jours. Choisis le motif selon ce que tu sais du client, pas selon le rang de la relance.

Une relance ne rattrape pas une offre mal comprise. Si les deux restent sans réponse, l'information utile n'est pas dans un troisième message, elle est dans un appel de deux minutes pour demander ce qui a manqué.

Faire relire ton offre par un prospect hostile

Les objections que tu vas entendre, avant de les entendre, avec ce qui manque dans ton offre pour y répondre.

Tu es le prospect qui a reçu cette proposition et tu ne veux pas la
signer. Tu cherches sincèrement les raisons de refuser.
Posture : [CHOISIR UNE DES TROIS VARIANTES CI-DESSOUS]
Contexte du prospect : [SECTEUR, TAILLE, CE QUI COMPTE POUR LUI]

Voici la proposition : [COLLER L'OFFRE]

Interdiction de commenter la qualité de la proposition, de féliciter,
ou de proposer des améliorations. Tu ne produis que ceci :
1. Les objections, classées de la plus grave à la moins grave. Grave
   veut dire : bloque la signature à elle seule.
2. Pour chaque objection, la phrase exacte que le prospect prononcerait,
   telle qu'elle serait dite au téléphone.
3. Pour chaque objection, l'élément absent de la proposition qui aurait
   évité de la formuler.
Termine par la seule question qui, si elle restait sans réponse,
ferait renoncer ce prospect.
Posture 1

Le prudent

Il a déjà été déçu par un prestataire sur ce type de sujet. Il cherche ce qui n'est pas écrit, ce qui pourrait déraper, et qui porte la responsabilité si ça dérape. Il fait ressortir les trous de ton bloc conditions.

Posture 2

Le comparateur

Il a deux autres propositions sur son bureau. Il cherche ce qui n'est pas comparable d'une offre à l'autre. Il fait ressortir tes postes flous et tes intitulés maison.

Posture 3

Le pressé

Il n'a pas le temps de lire, il décide sur les trois premières lignes. Il cherche une raison de reporter. Il fait ressortir ce qui n'est pas lisible en trente secondes.

Passe les trois postures sur ta proposition la plus importante du mois, puis corrige uniquement ce qui apparaît dans au moins deux des trois lectures.

Ces objections sont vraisemblables, pas réelles. Elles préparent la conversation, elles ne remplacent pas la question posée à un vrai client perdu : qu'est-ce qui vous a fait choisir l'autre ?

Par où commencer

  • Aujourd'huiL'inventaire, à partir de tes cinq dernières affaires signées. Une heure.
  • EnsuiteLe bloc conditions, et sa validation par ton comptable ou ton conseil.
  • Sur la prochaine demandeEnvoi le jour même, alerte de relance à sept jours posée dans la foulée.